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Thanadoula et Bénévolat : comprendre les différences sans les opposer

  • jennyferlepagee
  • 13 déc. 2025
  • 3 min de lecture


La différence entre Thanadoula et Bénévolat :

Deux présences précieuses, un cadre différent


Dans les moments de grande vulnérabilité : la fin de vie, la maladie grave, le deuil, la présence humaine devient essentielle.

Être là.

Écouter.

Soutenir.


Dans ces instants, bénévoles et thanadoulas partagent souvent la même intention : ne pas laisser quelqu’un seul. Et pourtant, derrière cette intention commune, il existe une différence profonde, parfois mal comprise, entre le bénévolat et l’accompagnement par une thanadoula.


Cet article n’a pas pour but d’opposer, ni de hiérarchiser. Il vise simplement à clarifier, pour permettre à chacun: familles, proches, institutions; de choisir l’accompagnement le plus juste selon la situation.



Le Bénévolat : une présence offerte, généreuse et essentielle


Le bénévolat occupe une place irremplaçable dans l’accompagnement de la fin de vie et du deuil. Les bénévoles offrent de leur temps, de leur écoute, de leur humanité. Ils apportent une présence chaleureuse, gratuite, souvent très précieuse pour rompre l’isolement, soutenir dans la maladie, accompagner pendant les traitements ou dans les derniers moments.

Le bénévolat repose sur :

  • L’engagement personnel

  • La solidarité

  • Le don de soi

  • Une présence libre

  • Sans obligation contractuelle


Il est souvent porté par des associations formidables, sans lesquelles de nombreuses personnes seraient totalement seules. Le bénévolat est indispensable.



La Thanadoula : une présence professionnelle, engagée et contenante


La thanadoula intervient dans un cadre différent. Elle n’est pas simplement « présente ». Elle accompagne. Son rôle est d’offrir un soutien : structuré, sécurisé, continu, profondément engagé, doux, humain, digne empathique. Elle est formée à l’accompagnement de la fin de vie, de la mort et du deuil. Elle intervient souvent dans des moments émotionnellement très lourds, lorsque les repères sont bouleversés, que les mots manquent, que les proches sont épuisés.

Elle accompagne :

  • La personne en fin de vie les proches et aidants

  • Les enfants confrontés à la mort

  • Les familles après un décès


Souvent après que les soins, les rendez-vous et les soutiens associatifs se soient arrêtés.



Là où la différence se fait sentir


La différence entre bénévolat et thanadoula ne se situe pas dans la valeur humaine. Elle se situe dans le cadre.

Le bénévolat :

  • une présence ponctuelle

  • un engagement libre

  • un accompagnement limité dans le temps

  • un cadre associatif

La thanadoula :

  • un accompagnement individuel et personnalisé

  • une continuité dans le temps

  • une responsabilité professionnelle

  • un cadre clair et sécurisant

  • une disponibilité émotionnelle profonde


Certaines situations demandent plus qu’une présence ponctuelle : une fin de vie à domicile un décès imminent un deuil complexe des enfants bouleversés un proche qui s’effondre après avoir « tenu » longtemps Dans ces moments-là, le cadre professionnel devient essentiel.



Quand l’accompagnement se termine… et que tout commence

Il existe un moment souvent invisible : celui de l’après.


Après la maladie. Après les soins. Après les visites. Après les soutiens. Les proches reprennent leur quotidien, mais le monde n’est plus le même. C’est souvent là que la souffrance surgit avec le plus de force.  C’est dans cet espace que la thanadoula se tient. Non pas pour remplacer le bénévolat, mais pour prendre le relais, quand la continuité devient nécessaire.



Deux présences complémentaires, jamais opposées


Opposer bénévolat et thanadoula n’a pas de sens. Ils répondent à des besoins différents, à des moments différents. Le bénévolat offre : de la chaleur du lien une présence précieuse ponctuelle.

La thanadoula apporte : un cadre, une continuité un accompagnement profond et sécurisé Ensemble, ils permettent un accompagnement plus humain, plus juste, plus respectueux des parcours de chacun.



Choisir ce qui est juste pour soi


Il n’existe pas de « meilleur » accompagnement universel. Il existe le bon accompagnement, au bon moment. Parfois, une présence bénévole suffit. Parfois, la situation demande un accompagnement professionnel, engagé, soutenant dans la durée. Écouter ce besoin, c’est déjà prendre soin de soi.  



Conclusion


Bénévoles et thanadoulas marchent souvent sur des chemins proches. La différence n’est pas dans le cœur, mais dans le cadre. Et lorsque l’accompagnement est juste, respectueux et choisi, il devient une véritable parenthèse de douceur, même dans les moments les plus difficiles.



 
 
 

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